Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/322

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balistiques furent bientôt interrompues par le plus funeste de tous les événemens : tous les jours nous remarquions, ma sœur et moi, que notre père Mamoun perdoit de ses forces ; il sembloit un esprit pur qui auroit revêtu une forme humaine, seulement pour être perceptible aux sens grossiers des êtres sublunaires. Un jour enfin, il nous fit appeler dans son cabinet : son air étoit si vénérable et si divin, que par un mouvement involontaire nous nous mîmes tous deux à genoux. — Il nous y laissa ; et nous montrant une horloge de sable, il nous dit : « Avant que ce sable se soit écoulé je ne serai plus. — Ne perdez aucune de mes paroles. — Mon fils,