Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/33

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l’ébène de leurs soubrettes. Les deux dames se tenoient par la main ; elles étoient mises avec un goût bisarre, ou du moins qui me parut tel ; mais la vérité est qu’il est en usage dans plusieurs villes, situées sur la côte de barbarie, ainsi que je l’ai vu depuis lorsque j’y ai voyagé. Ce costume ne consistoit proprement qu’en une chemise et un corset : la chemise étoit de toile jusqu’au dessous de la ceinture ; mais plus bas c’étoit une gaze du Méquinez ; sorte d’étoffe qui seroit tout à fait transparente, si de larges rubans de soie, mêlés à son tissu, ne la rendoient plus propre à voiler des charmes qui gagnent à être devinés. Le corset, richement brodé en perles, et garni d’agrafes de dia-