Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/379

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 67 )

ses veines. Pour Orlandine, elle mangeoit peu et regardoit beaucoup son convive, tantôt d’un regard tendre et naïf, et tantôt avec des yeux si pleins de malice, que le jeune homme en étoit presqu’embarrassé.

» Enfin, le petit nègre vint ôter la table : alors Orlandine prit Thibaud par la main, et lui dit : « Beau cavalier, à quoi voulez-vous que nous passions cette soirée ? » — Thibaud ne sut que répondre.

« Il me vient une idée, dit encore Orlandine, voici un grand miroir, allons y faire des mines comme j’en faisois au chatel de Sombre ; je m’y amusois à voir que ma gouvernante étoit faite autrement que moi. À présent, je veux savoir si