Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/391

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 79 )

la hâte ; et puis, je ne sais pourquoi, je voulus revoir de près le gibet, et savoir si les frères Zoto y étoient. Je pris mon fusil ; l’habitude que j’avois de m’orienter, fit que je trouvai aisément le chemin, et j’arrivai à la demeure patibulaire en peu de temps. La porte étoit ouverte ; les deux cadavres se voyoient étendus sur la terre, entre eux une jeune fille, que je reconnus pour Rebecca.

Je l’éveillai le plus doucement qu’il me fût possible ; cependant la surprise que je ne pus lui sauver entièrement, la mit dans un état cruel ; elle eut des convulsions, pleura et s’évanouit. Je la pris dans mes bras, et la portai à une source voisine ; je lui jetai de l’eau au visage et la fis