Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/63

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même, ce ne seroit qu’après avoir donné des preuves éclatantes de courage, de prudence et de fidelité ».

Ici Zibeddé interrompt encore sa sa sœur, et lui dit : « Chère Emina, ne croyez-vous pas qu’Alphonse eût résisté à toutes les épreuves. Ah ! qui peut en douter ! cher Alphonse, que n’êtes-vous musulman ? d’immenses trésors seroient peut-être en votre pouvoir ». Ceci ressembloit encore tout à fait à l’esprit de ténèbres, qui, n’ayant pû m’induire en tentation par la volupté, cherchait à me faire succomber par l’amour de l’or. Mais les deux beautés se rapprochèrent de moi, et il me sembloit bien que je touchois des corps et non pas des esprits.