Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/91

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tres heures. Bientôt la porte s’ouvrit, et je vis entrer ma belle-mère ; elle étoit en déshabillé de nuit, et tenoit un bougeoir à la main. Elle s’approcha de moi, en marchant sur la pointe des pieds, et le doigt sur la bouche, comme pour m’imposer silence ; puis elle posa son bougeoir sur ma table de nuit, s’assit sur mon lit, prit une de mes mains, et me parla en ces termes : « Mon cher Pascheco voici le moment où je puis vous donner les plaisirs que je vous ai promis. Il y a une heure que nous sommes arrivés à ce cabaret ; votre père est allé coucher à la ferme, mais comme j’ai su que vous étiez ici j’ai obtenu la permission d’y passer la nuit avec ma