Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/98

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» Puis une autre petite voix dit : » Moi, je suis Inésille, laisse moi entrer dans ton lit, j’ai froid, j’ai froid ».

» Ensuite je sentis une main glacée qui me prenoit sous le menton. Je ramassai toutes mes forces pour dire tout haut : « Satan, retire-toi » !

» Alors les petites voix me dirent : » Pourquoi nous chasse-tu ? N’es-tu pas notre petit mari ? Nous avons froid, nous allons faire un peu de feu ».

» En effet, je vis bientôt après la flamme sur l’âtre de la cuisine, elle devint plus claire, et j’aperçus, non plus Inésille et Camille, mais les deux frères de Zoto, pendus dans la cheminée.