Page:Potvin - Le tour du Saguenay, historique, légendaire et descriptif, 1920.djvu/115

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
78
le tour du saguenay

pieds. Il est recouvert d’un bois très touffu de gros sapins. Au bord, on y a disposé des bancs de bois. De cet escarpement la vue est incomparable. On voit à nos pieds le village, l’hôtel, la rade, la Pointe-du-Saguenay, la Pointe-aux-Vaches, la Pointe-Noire, la Pointe-de l’Islet, l’estuaire du Saguenav, la Baie-Sainte-Catherine, le fleuve, aussi loin que la vue peut porter, et les îles qui parsèment avec leurs phares. C’est un endroit où les poètes aimeraient à enfoncer leurs chevilles avec la cadence désirée. Tout y est grand, vaste : on s’emplit les yeux d’horizons et la poitrine de l’air pur et frais qui monte d’en bas : et c’est toujours à regret que l’on quitte ces lieux où l’on plane comme en un rêve.



----