Page:Pouchkine - Boris Godounov, trad Baranoff, 1927.djvu/57

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souvent, on ne récolte pas un kopeck en trois jours. Hélas ! une semaine passe, puis une autre, et lorsqu’on jette un coup d’œil dans la bourse, on y trouve si peu, qu’on a honte de revenir au monastère. Que faire ? De chagrin, on boit le peu qui reste ! Les temps derniers approchent !


L’HÔTELIÈRE, (pleure)

Que Dieu ait pitié de nous !

(Pendant le discours de Varlaam, le premier garde dévisage Missaïl avec insistance.)

PREMIER GARDE

Alexis ! as-tu sur toi l’ukase du tsar ?


SECOND GARDE

Je l’ai.


PREMIER GARDE

Donne.


MISSAÏL

Qu’as-tu à me dévisager de la sorte ?


PREMIER GARDE

Ce que j’ai ? Un certain hérétique, Grichka Otrepieff, s’est évadé de Moscou. L’as-tu entendu dire ?


MISSAÏL

Non.