Page:Pradels - L’Agent de la sûreté de Marseille, 1895.djvu/12

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Un filou que je mets en fuite
Se précipite dans la mer…
Calme, au milieu du flot amer
Je pique une tête à sa suite
Je remonte — aux yeux étonnés
De la foule sur le rivage —
Tenant d’une main mon sauvage
Et de l’autre… non… devinez ?…
— Un poisson ?… — Vous y touchez presque…
Allons ?… un requin gigantesque
Dont le port était infesté !
Té ! ça, c’est de la sûreté.


Notre règle est dure à l’extrême !
Chaque soir, en toute saison,
Nous devons fourrer en prison
Trente-cinq malfaiteurs, quand même,
C’est le chiffre fixé. Pourtant
Il en manque parfois au compte…
Ce n’est pas ça qui nous démonte :
Nous le complétons à l’instant.
Nous allons — suprême ressource —
Prendre les manquants à la Bourse !
Jamais aucun n’a protesté…
Té ! ça, c’est de la sûreté.