Page:Pradez - La Revanche du Passé, 1900.djvu/100

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femme avait pris un autre âge. Le docteur resta un instant embarrassé, passant et repassant la main sur ses cheveux courts et drus :

— Ce qu’il vous faut à présent à toutes les deux, dit-il enfin, c’est un autre air, un autre séjour. Rien ne déracine les malaises de jeunesse comme un changement de scène. Emmenez Mademoiselle à X… Ce n’est pas loin, mais c’est déjà la campagne. Elle y verra fleurir les cerisiers, cela lui renouvellera les idées.

Il attendit en vain un mot d’approbation, un signe d’assentiment, un encouragement quelconque qui l’engageât à poursuivre l’entretien, mais Élisabeth et sa mère écoutèrent sa proposition sans souffler mot.

— Qu’est-ce qu’il peut bien y avoir entre cette mère et cette fille ? pensa-t-il. C’est bizarre.

Rapidement il posa quelques questions à Élisabeth, indiqua un régime à suivre à la campagne, donna quelques conseils som-