Page:Procès-verbal de la Commission Municipale du Vieux Paris, 1898, 4.djvu/23

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à l’exécution de la proposition de M. Ch. Lucas. Il se déclare tout disposé à y donner satisfaction si la Commission l’adopte.

La proposition de M. Ch. Lucas est adoptée en ce qui concerne l’atelier de moulage, la partie relative aux écoles de dessin est renvoyée à la direction de l’Enseignement primaire.

M. Ch. Normand communique le modèle de fiches adopté par la Société des amis des monuments parisiens et aussi le rapport de la Société sur l’emploi de cette fiche.

Ces documents sont renvoyés à la 1re Sous-commission.

M. Alfred Lamouroux dit que, pour faire suite à un vote précédent relatif à l’acquisition de cartes géologiques de Paris et de ses environs, la Commission de permanence a décidé de soumettre à la ratification de la Commission plénière l’acquisition de quatre exemplaires entoilés de la carte au 1/40000e en quatre feuilles, éditée par la maison Baudry et Cie, 15, rue des Saint-Pères. Ces exemplaires seraient remis aux présidents des trois Sous-commissions et de la Commission de permanence.

Adopté.

Le même membre rappelle les services rendus à la Commission du Vieux Paris lors de la découverte de l’enceinte de Lutèce, rue Chanoinesse, par MM. Barbé, un amateur éclairé, Le Voisvenel, architecte, et Loup, entrepreneur ; il propose qu’à cette occasion la Commission leur fasse hommage de la grande épreuve photographique tirée par M. Godefroy et représentant la découverte faite grâce à leur concours gracieux et éclairé.

Cette proposition est adoptée.

M. Edgar Mareuse demande s’il ne serait pas possible à l’Administration municipale de modérer les ardeurs des afficheurs électoraux en ce qui concerne les statues, les bas-reliefs et les monuments.

Sur les observations de plusieurs membres, disant qu’il est peut-être un peu tard pour prendre des mesures de préservation, l’incident est clos.

M. Jules Claretie demande où en est la délibération prise à la dernière séance relativement à l’acquisition de l’hôtel de Lauzun.

M. Alfred Lamouroux répond que l’affaire a été transmise à l’Administration. Il estime que la Commission ne peut aller au delà de ce qu’elle a déjà fait à ce sujet, puisqu’un vote unanime a été émis par elle pour l’acquisition par la Ville.

M. Quentin-Bauchart pense que l’Administration pourrait, par un mémoire, en saisir le Conseil municipal. Il ajoute que le public ne comprendra jamais que la Ville de Paris n’est pas assez riche pour faire cette acquisition et conserver cet hôtel à l’admiration des Parisiens.

M. Augé de Lassus rappelle ce qu’il a déjà dit à la précédente séance, à savoir que la famille du baron Pichon est disposée à faire à la Ville, si elle voulait s’en rendre acquéreur, toutes les concessions possibles, par exemple l’acceptation du paiement par annuités à déterminer.

M. le Préfet de la Seine répond qu’il n’a été saisi d’aucune proposition des héritiers de M. le baron Pichon.

L’incident est clos.

La séance est levée à six heures et demie.