Page:Procès-verbal de la Commission Municipale du Vieux Paris, 1899, 5.djvu/3

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émanant de la Direction des Affaires municipales :

« Paris, le 1er mai 1899.

« D’une note du service d’Architecture il résulte que la Commission du Vieux Paris aurait donné mission à M. le conservateur du musée Carnavalet, de faire un choix pour ledit musée parmi divers objets de rebut que la fabrique de Saint-Sulpice a demandé l’autorisation d’aliéner.

« Le soussigné a l’honneur de prier Monsieur le conservateur du musée Carnavalet de vouloir bien, pour le mettre à même de donner la suite qu’elle comporte à la demande de la fabrique, lui faire connaître s’il a procédé à l’examen des objets en question et, dans le cas de l’affirmative, quels ont été les résultats de cet examen.

« Pour le directeur des Affaires municipales,

« Le chef de bureau,

« Lemor. »

M. Charles Sellier rappelle que la 1re Sous-commission s’est rendue à l’église Saint-Sulpice et qu’elle a retenu, en effet, la cuve baptismale et les grilles en fer forgé pour le musée Carnavalet.

M. Formigé demande dans quelles conditions la fabrique veut se séparer de ces objets.

M. Lucien Lambeau répond qu’elle demande à la Ville l’autorisation de les vendre comme étant devenus inutiles pour l’église.

M. Formigé estime que la fabrique n’a pas le droit de vendre ces objets, que la Ville peut revendiquer pour ses collections s’ils sont sans emploi pour le culte. La Ville assumant la plupart du temps à elle seule tous les travaux de restauration de l’église, la fabrique devrait, en retour, lui céder les objets en question.

M. Paul Viollet pense qu’il suffira d’entamer des négociations pour obtenir satisfaction. Il ajoute que la Ville et la fabrique ont intérêt à se faire des concessions mutuelles afin de trouver un terrain d’entente permettant au musée Carnavalet d’obtenir gratuitement les objets dont il s’agit, et l’église les réparations dont elle peut avoir besoin.

M. Selmersheim demande si la cuve baptismale appartient réellement à la fabrique.

M. Alfred Lamouroux répond qu’elle provient du musée Lenoir. Cette cuve, qui était à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, a été attribuée à Saint-Sulpice. Elle n’est donc pas sa propriété et elle doit, si elle est sans valeur pour elle, rentrer dans les collections de la Ville.

M. Formigé signale la tendance néfaste qu’ont les fabriques de vendre des objets provenant de leur église ; les marchands d’antiquités connaissent bien cette source, à laquelle ils puisent abondamment. Il proteste, en ce qui concerne Saint-Sulpice, contre la vente annoncée.

M. le Président répond qu’il appartient à l’Administration de mettre les choses au point et de terminer cette affaire. Il estime donc que la direction des Affaires municipales devra être priée d’entamer des négociations avec la fabrique pour que la cuve et les grilles soient cédées au musée Carnavalet, dans le cas où elles ne pourraient être réinstallées en belle place dans l’église.

M. Lucien Lambeau dit que cette décision a été adoptée déjà à une précédente séance et que notification en a été faite par lui à M. le directeur des services municipaux d’Architecture.

M. Le Vayer rappelle que, il y a trente ans, la fabrique avait eu le projet de remettre ces objets en place.

M. Tesson répond que ce projet n’eut pas de suite.

M. Selmersheim estime qu’il serait du plus grand intérêt de les remettre en lumière dans l’église même.

L’incident est clos.


5. — Communication au sujet du monument des sources de la Seine.


M. Alfred Lamouroux donne lecture de la communication suivante :

« Paris, le 1er mai 1899.
« À Monsieur Lucien Lambeau, secrétaire de la Commission du Vieux Paris,

Par une lettre, en date du 20 février dernier, publiée dans le compte rendu de la séance du 2 mars, M. Jaunet, conseiller d’arrondissement du canton de Nogent-sur-Marne, a fait savoir à la Commission du Vieux Paris