Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/103

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La Société écoute avec un vif intérêt la lecture de ce mémoire remarquable par les faits qu’il renferme, leur enchaînement, leur discussion, et une forme nette, vive, d’une simplicité élégante unie à une sobriété que l’on trouve rarement, à un pareil degré, dans les productions de la jeunesse.

Elle charge le bureau de transmettre à M. Henri de Lamouzié ses remerciements et ses félicitations.


M. Raymond Ducros lit la première partie d’une étude sur l’art céramique.

Il recherche d’abord les origines de cet art qui remonte aux premiers temps du monde. L’utilité journalière de ses produits, l’abondance des matières premières, la facilité des opérations principales, établissent rationnellement son antiquité. Les témoignages historiques, les débris nombreux de poteries de toute sorte, trouvés sur divers points du globe, et mêlés aux monuments de toutes les époques, sont des preuves suffisantes d’une existence qui se manifeste comme une des premières créations de l’industrie humaine.

Le travail et la perfection des ouvrages de terre suivent les développements de la civilisation. À mesure que les peuples avancent dans la voie des progrès, à mesure qu’ils créent de nouveaux moyens de donner satisfaction à leurs besoins ou à leurs désirs, ils se montrent plus difficiles pour les objets dont ils font un usage de tous les instants. Le résultat acquis ne leur suffit pas : ils veulent aller plus haut et plus loin. Ainsi, l’expérience devient une excellente maîtresse, dont la voix est écoutée et dont les conseils sont féconds.

Il est facile de suivre, chez tous les peuples, le développement de cet art qui devient à la fois, la manifestation des habitudes de leur vie intérieure, et la preuve de certaines coutumes, dans les-