Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/107

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 107 —

Séance du 12 Juin 1857.


Présidence de M. A. COMBES.


Deux pièces de vers patois ont été adressées à la Société.

La première, sans nom d’auteur, est intitulée : Les Tables tournantes. C’est évidemment une de ces pièces de circonstance qui ne survivent guère à l’accident qui les a provoquées. Ce n’est pas qu’elle ne renferme quelques bons vers, et que le sujet n’ait été envisagé à un point de vue fécond ; mais ces deux mérites seuls ne constituent pas une œuvre importante.

La Société ne juge pas à propos de s’arrêter à un examen détaillé de cette pièce. Les œuvres qui lui sont transmises doivent être signées : c’est la seule condition à laquelle elle donnera désormais de la publicité aux communications qui lui seront adressées.

La seconde pièce est de M. Alexandre Plazolles, horloger à Castres. Elle a pour titre : Epitro à mous Councitouyens. Cette composition ne manque pas de verve et d’un certain éclat. Elle témoigne d’une grande facilité pour la facture du vers. Le plan est nettement tracé, les idées se suivent, s’enchaînent avec ordre et se développent sans embarras. Des idées neuves, des réflexions justes, quelques tableaux heureusement placés, donnent de l’intérêt à cette pièce.

Quant au style, M. Combes fait remarquer l’influence trop évidente de la langue française. La forme patoise n’est, en quelques endroits, qu’une traduction. Elle n’a rien, par conséquent, de la