Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/55

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la province, se sont donné la mission de reconstituer le passé à un autre point de vue que celui d’une vaine curiosité, et d’être utiles au présent par leurs études et leurs recherches. Le but de ces Congrès est assez élevé, les résultats déjà obtenus sont assez considérables, pour qu’il soit permis de se féliciter de les voir se développer et se multiplier. Le principe même qui a présidé à la constitution des Sociétés savantes et qui les fait vivre, doit les déterminer à ne pas rester isolées elles-mêmes.

L’association est utile aux individus, elle doit l’être bien plus au corps. On profite des idées exprimées, des mesures adoptées : on met en commun les réflexions et l’expérience : on retrempe dans des encouragements ou des exemples, un courage que trop souvent des déceptions feraient faiblir, que des obstacles décourageraient, que certaines oppositions sourdes, parce qu’elles ne sont pas loyales, pleines de persévérance, parce qu’elles sont méchantes, risqueraient d’énerver, ou ce qui serait plus fâcheux encore, de jeter dans une voie funeste. Les travaux individuels se rattachent mieux à un ensemble, parce que le but est déterminé d’une manière plus exacte ; l’esprit de corps gagne en unité, parce qu’on sent de plus en plus la nécessité de ne pas aller au hasard, et que l’on se rend un compte plus exact des inconvénients que présentent des études et des recherches trop vagues dans leur objet, ou touchant à des généralités sans intérêt et sans application.

La Société examine les questions que renferme le programme du Congrès. Les sujets sont d’une grande variété, et par là même accessibles aux sociétés qui, ne cherchant pas une spécialité, offrent à toutes les aptitudes un moyen de se produire ; et à celles qui se sont d’avance, par leur titre, comme par leur règlement, enfermées dans un certain cercle où se concentrent l’attention et les travaux. Les sciences physiques, la chimie, la botanique, l’agriculture, l’économie sociale dans ses applications les plus usuelles, l’archéologie, la littérature, la linguistique,