Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/81

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beau rêve, sans doute, que de songer à l’établissement d’une langue que parleraient tous les peuples : mais c’est un rêve. La race humaine a une origine commune ; et, cependant, quelle diversité dans les idiomes dont elle se sert ! Cette diversité est rationnelle ; elle touche presque au berceau du monde. Aussi, tous les efforts de l’esprit, toutes les combinaisons de la science, se heurteront contre une impossibilité radicale. Il n’est pas plus facile de donner à tous les habitants de la terre une même expression pour leur pensée, que de faire disparaître les différences de climats, de productions, de teint, de caractère et de génie. Les avantages d’une langue universelle seraient incontestables ; mais la puissance de la volonté humaine doit toujours se heurter contre des difficultés insolubles ; elle doit se brider contre des problèmes qui font sentir son inanité à une raison orgueilleuse, en même temps qu’ils fournissent à la véritable sagesse une occasion de s’incliner humblement et de s’honorer de sa soumission.


Séance du 1er Mai 1857.


Présidence de M. A. COMBES.


MM. le sous-préfet de Castres et le président du tribunal de première instance assistent à la séance.

Le bureau du Congrès scientifique de France écrit que la 24e session s’ouvrira à Grenoble, le 3 septembre 1857. Il engage la Société littéraire et scientifique de Castres, à déléguer un ou plusieurs de ses membres pour la représenter. La nature des travaux dont s’occupe le Congrès, l’impulsion qu’il a déjà imprimée