Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 2, 1858.djvu/168

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1772 Paul de Milhau.
1773, 1774, 1775, Antoine Gleizes.
1776 de St-Paul de Milhau.
1777 Maurice de Pélissier.
1778, 1779, Antoine Gleizes.
1780, 1781, 1782, 1783, Maurice de Pélissier.
De 1784 à 1788, Louis Sers, avocat, premier consulmaire.
1789 Adal de Pujol.

Il est bon qu’une liste complète de ces noms, soit connue. Plusieurs subsistent encore, et sont honorablement portés. Il y a d’ailleurs, de l’intérêt à savoir quels sont les administrateurs de la ville de Castres, qui ont contribué, à ses améliorations et à ses progrès. D’autres noms ont pu disparaître, mais les bienfaits restent, et il est juste que le présent rende hommage au passé pour tout ce qu’il lui doit.


M V. CANET complète la première partie de son travail sur cette question : Tous les peuples anciens ont-ils eu une littérature ?

Quand on étudie l’ensemble des œuvres littéraires d’un peuple, les questions de forme, quelque intéressantes qu’elles soient par elles-mêmes, deviennent bientôt secondaires. Le fond reste l’objet principal de l’attention ; il se présente sous une si grande variété d’aspects, l’horizon s’éloigne si bien à chaque pas, qu’il n’est pas possible d’avoir le dernier mot de cette investigation intime, où un résultat amène toujours de nouveaux désirs ; et l’on a besoin de se rendre compte de toutes les causes, à mesure que l’on en constate l’existence par des effets.

Après avoir fait deux grandes parts dans l’histoire de l’humanité, et avoir mis d’un côté les nations qui, par les propres forces de leur raison et de leur génie, grâce aux débris des traditions primitives qui ne se