Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 2, 1858.djvu/19

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déjà Castrum vetus. Des juges d’appeaux y tenaient leurs audiences, et l’on y renfermait les criminels.

De 1380 à 1422, Castres se composait de 314 feux et de 1578 habitants. La guerre du duc de Berry, oncle du roi, contre Gaston Phébus, comte de Foix, pour le gouvernement du pays de Languedoc, obligea à fortifier plusieurs villes. Castres fut de ce nombre.

« Pour lors, dit Borel, le couvent de St.-François fut mis dans la ville, car les murailles qui commençaient au château qui sert de prison, se venaient joindre aux infirmeries du couvent qui étaient au bastion d’Ardenne, d’où elles allaient, par une galerie, à une salle qui était hors la ville : de-là, on continua les murailles jusques au Portail-Neuf, et de-là jusqu’à la rivière, et alors furent faites les portes de ce côté-là. »

Borel ajoute : « L’entrevue du comte de Foix et du duc de Berry fut au couvent de St.-François. Ceci est confirmé par la charte qui est aux archives de Foix, qui dit qu’ils s’entrebaisèrent dans une grande salle du couvent qui n’était ni dedans, ni dehors la ville, c’est-à-dire qui passait à travers les murailles. »

Les possessions des Cordeliers n’étaient pas alors aussi importantes que des accroissements successifs les ont faites plus tard. La porte extérieure du couvent existe encore à côté de l’entrée du collége. Elle conduisait à des bâtiments peu considérables, qui renfermaient, outre l’espace occupé aujourd’hui, par le collége, deux maisons voisines et s’ouvraient sur des jardins dans la direction du Gazel.

En dehors de l’enceinte, l’abbaye de St.-Benoît établie depuis sa fondation à l’endroit où est aujourd’hui la halle au blé, cédait aux Dominicains, en 1258, ces bâtiments, et se transportait à un endroit qu’elle ne quitta plus.

En 1209, Simon de Montfort fit bâtir un palais fortifié, sur la rive droite de l’Agoût, à côté d’un terrain confis-