Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 2, 1858.djvu/27

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Croyons-le cependant, ces effets seront plus sensibles, lorsque nous aurons accepté, dans toutes ses conséquences relatives, le principe de la direction, principe que votre bureau représente, et dont il ne se départira pas, tout en respectant les volontés libérales, les dispositions naturelles, les goûts instinctifs de chacun des membres de la Société.

Ainsi il a fait dans la première année de son existence, et lorsque, malgré les tâtonnements inséparables de nos débuts, nous avons vu un mouvement d’études se manifester, nous avons cherché à le tourner vers les recherches locales ; nous sommes allés de cette manière au devant de la recommandation de M. le Recteur de l’académie, recommandation accueillie par vous avec toute la déférence que mérite une haute expérience littéraire et scientifique.

Ainsi, il y a peu de jours, je présentais à mes collègues, une série de sujets, dont la coordination pourrait amener, dans un temps plus ou moins prochain, la connaissance complète de l’histoire castraise, hommes et choses, monuments et événements, faits généraux et particuliers, c’est-à-dire l’appréciation positive d’un passé, qui pourrait de la sorte servir de règle pour l’avenir.

Ainsi, moi-même, j’ai voulu donner l’exemple de ma manière de comprendre la direction, en inaugurant la reprise de nos travaux, par des recherches archéologiques, sur l’état matériel de notre ville, en attendant que je puisse les compléter par des notions historiques sur les noms propres et les prénoms.

Eh bien, Messieurs, dans tout cela, croyez que nous serons heureux les uns et les autres, de nous sentir mutuellement soutenus par l’idée commune, par un but mutuellement partagé, par une vue d’ensemble, dont chacun sera appelé à recueillir et à coordonner les détails. Croyez que bien des ennuis nous seront épargnés, si nous