Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 2, 1858.djvu/56

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Dans son travail qui a une grande importance et un développement considérable, M. l’abbé Barthe fait l’historique des tentatives par lesquelles on a essayé de discipliner et d’aider la mémoire. Chacune ces tentatives repose sur des autorités respectables, et semble avoir ajouté quelque chose à la partie expérimentale. Deux procédés servent de base à M. l’abbé Barthe. Appliqué à reproduire les dates et les faits historiques, il substitue aux chiffres les lettres de l’alphabet. Ces lettres forment des mots qui, dans un ordre déterminé, composent des phrases faciles à retenir. Ainsi se trouvent rappelés à la fois le fait historique et la date. Ce procédé n’a pas le mérite de la nouveauté. Mais les modifications qu’il a subies semblent le rendre plus facile, en éloignant des combinaisons bizarres et forcées.

Le second procédé revient à peu près à celui de Simonide. Il consiste à former un carré composé de 49 cases qui gardent entre elles un ordre déterminé et renferment, dans un rang méthodique, les faits dont on veut garder le souvenir.

Telle est la partie technique du travail de M. Barthe. La seconde partie consiste dans l’application du système à un grand nombre d’histoires particulières.

Un vers renferme la date et le fait historiques. Trois règles générales servent à reconnaître les lettres qui ont une valeur numérique. 1° Les dates de quatre chiffres sont représentées par les deux premières consonnes du dernier mot du premier et du second hémistiche. Ainsi dans ce vers :

Dieu dit : et l’horison parut calme et serein.

Les lettres ayant une valeur numérique sont r, s, s, r qui, d’après la règle établie, représentent 4004, date de la création du monde, par rapport à l’ère chrétienne.