Page:Quatremère de Quincy - Considérations morales sur la destination des ouvrages de l’art, 1815.djvu/11

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CONSIDÉRATIONS
MORALES
SUR LA DESTINATION
DES OUVRAGES DE L’ART

On a souvent demandé quelles furent les causes morales de la grande perfection des Arts en Grèce. À cela, il y a une réponse qui, si elle ne comprend pas toutes ces causes, en renferme au moins un très-grand nombre. On peut, ce me semble, répondre d’un seul mot, que la supériorité ou la perfection qu’obtinrent les Grecs en cette partie, fut due à ce que chez eux les arts étaient nécessaires.

Nécessaire peut s’entendre ici sous plus d’un sens et se dire de plus d’une manière.

Si l’on parle des Arts, en les considérant dans leur génération et dans la propriété qu’ils ont de se produire, de se perpétuer d’eux-mêmes sans aucun secours étranger, nécessaire signifie obligé,