Page:Régnier - 1914-1916, poésies, 1918.djvu/25

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LE SERMENT


Je jure de garder dans mon cœur cette haine
Jusqu’à son dernier battement ;
Que son venin sacré se mêle dans ma veine
À chaque goutte de mon sang !

Que l’on voie à jamais sur mon sombre visage
Sa rude ride sans pardon
Se creuser dans ma chair pour y dire l’outrage
Dont elle marque le sillon !