Page:Régnier - Les Médailles d’argile, 1903.djvu/121

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Le Bûcher d’Hercule


 
Hercule pour mourir monte sur son bûcher.

La terre, — qui déjà ne l’entend plus marcher
Du pas victorieux qu’elle écoutait dans l’ombre
Se hâter vers l’aurore à travers la nuit sombre
Au heurt justicier de son talon errant —
S’étonne de le voir immobile et plus grand
Que lorsqu’il étouffait Antée au large buste,
Ou relayait Atlas d’une épaule robuste,
Vainqueur du mal terrestre et des Dieux souterrains ;
Et la peau de lion qui lui couvre les reins
Y colle sa toison, doublement empourprée
Par l’angoisse divine et la sueur sacrée.

Salut, Dompteur ! salut, suprême Bûcheron !