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prologue de l'authevr.


frimars, ont au cul passions assez, & assez sacs au croc pour venaison. Y vacquent s’ilz voulent. Ce n’est icy leur gibbier. Des cerveaulx à bourlet graveleurs de corrections ne me parlez, ie vous supplie on nom & reverence des quatre fesses qui vous engendrèrent : & de la vivificque cheville, qui pour lors les coupploit. Des Caphars encores moins : quoy que tous soient beuveurs oultrez : tous verollez croustelevez : guarniz de leur alteration inextinguible, & manducation insatiable. Pourquoy ? Pource qu’ilz ne font de bien, ains de mal : & de ce mal duquel iournellement à Dieu requerons estre delivrez : quoy qu’ilz contrefacent quelques foys des gueux. Oncques vieil cinge : ne feit belle moue. Arrière mastins. Hors de la quarrière : hors de mon Soleil Cahuaille au Diable. Venez vous icy culletans articuler mon vin & compisser mon tonneau. Voyez cy le baston que Diogenes par testament, ordonna estre près luy porté après sa mort, pour chasser & efrener ces larves bustuaires, & mastins Cerbericques. Pourtant arrière, Cagotz. Aux ouailles, mastins. Hors d’icy, Caphards de par le Diable, hay. Estez vous encores là ? Ie renonce ma part de Papimanie, si ie vous happe. Grr. grrr. grrrrrr. Davant, davant. Iront ilz ? Iamais ne puissiez vous fianter, que à sanglades d’estrivières. Iamais pisser, que à l’estrapade : iamais eschauffer, que à coups de baston.