Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/120

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112 COMMENTAIRE,

L. 22 : Domine. Ce terme qui d’ordinaire se traduit par Seigneur équivaut ici et plus bas au mot Monfieur. par lequel Janotus a commencé son discours en s’adres- sant à Gargantua,

L. 23 : Et vir fapiens non abliorrehic eam. « Un homme sage n’en aura pas horreur. « 

Page 71, I. 2 : Reidite que /une Cefaris Cefarij &" que funt dei deo. « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. » (S. Luc, 20,25)

L. 3 : Ibi iacet lepus. « Là gît le lièvre. »

L. 5 : In caméra… charitatis. nos faciemus honum chérubin. « Dans la chambre de charité, nous ferons bonne chère. »

L. 6 : Ego occidi vnum porcum, ^ ego habet bon vino. (J’ai tué un porc, et j’ai de bon vin.) Mais de bon vin on ne peulc faire mauluais latin. Janotus, qui vient de dire : ego habet bon vino. se doute confusé- ment qu’il peut bien y avoir dans tout cela quelque petite irrégularité, mais il s’excuse par cette réflexion. Jean le Houx dit dans son quatorzième vau de vire :

Certes lioc viniim cfl bonus !

Efcolier, i’appris que le vin Aide bien au mauuais latin,

L. 9 : De parte dei^ date nobis clochas nojîras. « Par Dieu, donnez-nous nos cloches. »

L. 10 : le vous donne de par la faculté vng fermones de Vtino que vtinam vous nous baille^ nos cloches. Ce que Janotus appelle vng fermones de Vtino est un exem- plaire des Sermones aurei de Sanclis Fr. Leonurdi de Vtino. publiés, pour la première fois, en 1473, et dont l’auteur, Léonard Matthei, était un dominicain d’Udine ; puis il joue sur ce mot de Vtino en ajoutant comme souhait vtinam : « plaise à Dieu. »

L. 12 : Vultis etiam pardonos ? Per diem vos habebitisj