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154 COMMENTAIRE.

charmante petite coiffe de linon, assujettie au-dessus du front par une passe d’orfèvrerie, et sur les tempes par des broches d’or à large face. La chevelure, séparée en deux sur le devant, retombait en longs tire-bouchons derrière les oreilles. »

L. 30 : Chauffes -pour le bas cCeftamet. « Il n’y avait pas encore de bas de tricot. L’habillement des jambes conti- nuait d’être l’ouvrage des chaussetiers. Il était fait non plus de drap, mais de laines rases. Les bas étant le plus souveiit tailladés en rond, en long ou en spirale, on les doublait d’une belle étoffe qui paraissait aux crevés. »

L. 32 : Les haulc de velours. « Les haurs-de-chausses admettaient plusieurs façons, les uns bouffants, les autres collants, ceux-ci longs, ceux-là courts, tous déchiquetés, tailladés, balafrés avec des flocards ou coques de toile fine, de toile d’or, de satin ou de taf- fetas qui passaient à travers les taillades. »

L. 34 : Le pourpoint. « Le pourpoint était décolleté comme le corsage de la robe des femmes, et laissait voir tout le haut de la chemise qui montait jusqu’à la naissance du cou. Il y avait là une petite garniture froncée, d’où ne tarda pas à sortir l’idée de la colle- rette… Les termes manquent pour exprimer le travail des ciseaux et de l’aiguille sur les pourpoints élégants. »

Page 203, 1. 4 : Les faye^ & chamarres. « Les saies et chamarres furent l’équivalent de nos habits, de même que le pourpoint était celui de notre gilet. Le nom de saie£at emprunté à la cotte militaire… La cha- marre était une veste longue très ample, formée de bandes d’étoffe (soie ou velours) réunies par des galons. »

L. 6 : Les robbes. « Les robes servirent de pardessus, concurremment avec le petit manteau… La robe se mettait sans ceinture. Elle s’arrêtait à la hauteur des genoux dans le costume des gentilshommes, bour- geois et paysans ; mais dans celui des gens de robe longue, elle descendait jusqu’aux pieds. »

L. 12 : Le bonnet. « Le bonnet attribué aux Thélé- mites était la coiffure que nous appelons toque. »