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LETTRES. — DOCUMENTS. 379

soins au bien, et aimez-iT>oi,ce que vous faites. Portez- vous bien, homme très digne d’estime, et vivez heu- reux.

« Lyon, 15 juillet 1532. »

Page 320 : Franciscvs Rabel^svs D. A LM A RICO BvcHARDO. Cette épitre à Aymery Bouchard a paru en tête d’une plaquette petit in-S" de 15 feuillets, que nous avons vainement cherchée et dont nous avons été réduit à reproduire le titre d’après Brunet {Manuel du libraire^ t. 11, p. 454, au nom Cuspidlus) et le texte d’après Prosper Marchand [Dictionnaire historique ou Mémoires critiques et litté- raires. — La Haye, Pierre de Hondt, 1758, article Bouchard, t. i, p. 12 r). Ce dernier s’exprime ainsi au sujet de cet opuscule : « Il est si rare, selon le sort or- dinaire de ces pièces volantes et fugitives, qui se per- dent facilement, que j’ai vu payer celle-là un ducat par un amateur de ces espèces de monuments antiques. »

Il y a deux lacunes dans la transcription, faite par Marchand, de l’épître de Rabelais. Mais Dreux du Radier, qui l’a eue sous les yeux, en a donné la tra- duction complète que voici {Journal de Verdun, oct. 1756) :

FRANÇOIS RABELAIS A AYMERY BOUCHARD,

CONSEILLER DU ROI,

ET MAITRE DES REQUÊTES DU PALAIS.

« Le préfent que je vous fais, mon très-illuftre ami, eft bien mince, fl vous avez égard à la grolTeur du vo- lume qui ne remplit pas la main 5 mais je le crois pourtant digne de votre attention & de celle de tous lesSçavansde votre mérite. Je veux parler du teftament de ce L. Cufpidius, arraché par bonheur particulier aux fureurs de la flâme, des eaux, & à celles des tems. Lorfque vous quittâtes Lyon, vous le regardiez comme une pièce pour laquelle on eût pu négliger