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39^ COMMEN’TAIRE.

« ALLVSION DE FRANÇOIS RABELAIS

« Aussitôt que les enfants s’aperçoivent de la fu- reur des pères indignés, ils accourent dans le scia de leurs mères, ayant éprouvé qu’ils y trouveront plus de douceur qu’il n’y a de fureur chez leurs pères. De même, lorsque Jupiter est irrité et qu’on entend mugir le ciel, tu te réfugies dans le sein de l’antique mère. Le sein de l’antique mère, c’est la cave au vin. Nul asile ne peut être plus sûr contre la foudre, car on sait que les traits à trois pointes de Jupiter frap- pent les phares, les monts Acrocéraunicns, les tours aériennes, les chênes, mais non les tonneaux enfouis dans les celliers, et que la toudre s’éloigne de Bacchus. »

Ces vers, réunis pour la première fois aux œuvres de Rabelais par Burgaud des Marets, dans sa seconde édition, t. II, p. 624, y sont accompagnés de la note suivante :

« La pièce se trouve avec ce titre dans le manuscrit français 2870 in-tol., p. 109. Elle y est précédée de dcuxépigrammes déjà citées dans le Meritigiarij.. L’Anti- Bdillet, etc., et qu’avaient échangées Antoine de Gou- véa et Briand Vallée, le premier accusant l’autre de se cacher dans les caves quand il tonnait, et le second ripostant par une allusion aux tendances de son adver- saire vers le judaïsme.

« Cum tonat, ad ccllas trépide pcde Valliiis imas Aufugit : in ceilis non putat cffe Deum.

« RESPONSIO VALLII EX TEMPORE

Antoni, genus lioc veftnim, Marrana propago, In cœlo & ceilis non piitat eiTc Deum.

« Nous croyons avec M. T>ezc\meùs [Actes de V Acadé- mie de Bordeaux, 1863, p. 541) que cette petite guerre de plume doit se placer vers les années 1539 à 1540.