Page:Rambosson - Histoire des Météores, 1883.djvu/103

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


VI.

On peut électriser un corps bon conducteur de deux manières : par contact et par influence.

On l’électrise par contact en le mettant, après l’avoir isolé, en communication directe avec un corps déjà électrisé. À l’instant même une partie de l’électricité de celui qui est électrisé s’écoule dans l’autre et se manifeste à sa surface.

Mais il n’est pas nécessaire de mettre en contact avec une source électrique un corps bon conducteur pour l’électriser ; il suffit de l’en approcher.

Par sa seule présence, la source électrique agit alors sur l’électricité neutre, la décompose et attire de son côté l’électricité contraire à la sienne, et repousse de l’autre côté l’électricité semblable ; le corps est alors électrisé par influence.

Dans ce cas, il n’y a simplement que séparation et déplacement des agents électriques dans le corps bon conducteur, il ne reçoit rien de la source et ne lui donne rien ; aussi, si on le soustrait à son influence, en l’éloignant ou en supprimant la source elle-même, les électricités séparées se recomposent, et le corps revient à l’état neutre.

Lorsque cette recomposition s’opère brusquement, les électricités en se rejoignant éprouvent des mouvements rapides de translation, et déterminent dans les corps où cette recomposition a lieu des secousses plus ou