Page:Rambosson - Histoire des Météores, 1883.djvu/472

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III.

Les astronomes ne sont parvenus que récemment à constater l’origine vraie des étoiles filantes, de manière à pouvoir abandonner les anciennes théories, basées sur des suppositions. On s’est assuré que, dans sa course rapide, la terre s’élance comme un boulet immense au milieu d’anneaux mouvants de mitraille qui circulent sans cesse dans des ellipses déterminées ; vrais fleuves sans commencement et sans fin, qui roulent des projectiles célestes, en coupant en plusieurs points la route invisible que parcourt la terre autour de l’astre du jour.

En traversant ces fleuves d’un nouveau genre, la terre est criblée par des milliers de petites planètes qui s’abattent à sa surface, et sa puissance attractive en entraîne un grand nombre, qui lui font cortège en tournant autour d’elles, pendant plus ou moins longtemps, comme des lunes imperceptibles, pour la rejoindre à un moment donné, en tombant sous la forme d’étoiles filantes.

Ces phénomènes ont un caractère bien grandiose, bien imposant, et propre à surprendre ceux qui s’initient à leur secret pour la première fois.

Mais voici qui est plus grandiose et plus surprenant encore : la connaissance approfondie des lois admirables qui régissent notre système planétaire fait jaillir des lumières inattendues sur ces phénomènes, et, comme conséquences rigoureuses, elle nous apprend comment ces essaims de petits astres ont été attirés près de nous, et