Page:Rambosson - Histoire des Météores, 1883.djvu/84

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Si l’on dispose un prisme de telle sorte qu’un faisceau lumineux tombe obliquement sur l’une de ses faces, et que l’on reçoive le faisceau émergent sur un écran ou tableau placé à une distance un peu grande du prisme, on verra se projeter une image oblongue peinte de mille couleurs, à laquelle on a donné le nom de spectre solaire.

HistoireDesMétéores - p84.jpg
Fig. 13. — Spectre solaire.

Avant Newton on connaissait bien la loi de la réflexion et celle de la réfraction ; on savait exécuter des miroirs brûlants, rapprocher et grossir les objets par la réflexion de la lumière au travers des lentilles. Cependant la nature de la lumière était encore inconnue, l’origine des couleurs était ignorée ; on ne doutait pas qu’elles ne fussent produites par quelque jeu de cet agent ; mais personne ne soupçonnait qu’un rayon de lumière blanche fut composé