Page:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v3.djvu/557

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée
549
Des deux Indes

iîe maïs auxquels ils avoient ajouté la reffource facile & commode des troupeaux tirés de Fancicn monde. Pour payer leur vêtement qu’ils ne vouloient pas ou ne favoient pas fabriquer eux-mêmes & quelques autres objets de médiocre valeur que leur four- • nifibit l’Europe , ils n’avoient proprement de refTource qu’un bois de teinture connu dans tous les marchés fous le nom de bois de Campêche. L’arbre qui le fournit, afTez élevé, a des feuilles alternes , compofées de huit folioles taillées en cœur & difpofées fur deux rangs le long d’une côte commune. Ses fleurs petites & rougeàtres font raifemblées en épis aux extrémités des rameaux. Elles ont chacune un calice d’une feule pièce, du fond duquel s’élèvent cinq pétales & dix étamines diftindes. Le piftil placé dans le centre devient une petite gouiïe ovale , applatie , partagée dans fa longueur en deux ovales & remplies de deux ou trois femences. La partie la plus intérieure du bois , d’abord rouge , devient noire quelque tems après que le bois a été abattu. Il n’y a que le cœur de l’arbre qui donne le noir & le violet.