Page:Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale, tome 1.djvu/448

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NOTES.

M. J. R. Forster ne fait nulle mention. Je réserve pour une autre circonstance l’examen de l’étymologie proposée par M. Wilford dans son Mémoire sur l’Égypte et le Nil d’après les livres des Hindous, n.° III du tome III de ces Recherches. Ce savant pense que le mot Messra-stan, qui sert à désigner l’Égypte dans les anciens livres indiens, signifie pays du mélange ou des nations mêlées, à cause des différens peuples qui se sont établis en Égypte. Au reste, il n’y a point de doute que l’un des noms les plus connus et les plus authentiques de l’ancienne Égypte, ne fût ⲭⲁⲙⲉ Khamé, ou ⲕⲁⲙⲉ Kamé [noir].

(161) Bettyah, suivant l’orthographe du major Rennell, est une ville du nord de l’Hindoustân, située dans le Béhâr, vers l’extrémité septentrionale de cette province, non loin de celle d’Aoude, vers le 26d 45′ de latitude, et 84d 50′ de longitude de Greenwich, suivant la grande carte de l’Inde de M. Rennell.

(162) Tyroot ( prononcez Tyrhoùt), suivant la carte rare et vraiment curieuse de M. William Boltz, publiée en 1773, et intitulée the Kingdom of Bengal, Bahar and parts of Orissa which are noiv under the dominion of the honourable company of English merchants trading to the East Indies ; together with the conquered provinces of Illahabad, Owd, Banaras, which by the servants of the said society in iy6y were confered on the Alogul emperor Shah-allum and the nabob Sujah-dowlah ; survey’d by order of the company [c’est-à-dire, le Royaume de Bengale, Béhâr et portions d’Orissah qui sont maintenant sous la domination de l’honorable compagnie de marchands anglais faisant le commerce des Indes orientales, avec les provinces conquises d’Allah-âbâd, d’Aoude, de Bénârès, que les employés de ladite compagnie cédèrent en 1765 au grand Moghol Châha’iein et au nabâb Choudja’ah êd-doùlah ; levée par ordre de la compagnie]. Cette carte et celle du Bengale et du Béhâr, n.° 9 du Bengal Allas du major Rennell, placent le canton de Tyrhoùt entre le 25d 30′ et le 26d 40′ de latitude. Ce canton n’est point indiqué dans la grande carte de l’Inde, et je ne sais à quoi attribuer cette omission importante. Les Brahmanes avoient autrefois une académie dans le Tyrhoùt, comme nous l’apprend le P. Georgi dans son Alphabetum Tibetanum, pag. 429. Son témoignage est justifié par celui d’Aboùl-fâzel, qui écrit Terhyt (ou Tirohyt), au lieu de Tyrhoùt, et donne de ce canton la description suivante, dans l’Ayin Akbery : « Terhyt est depuis long-temps le séjour de la science des Hindous. L’eau et le climat y sont excellens. Les fromages