Page:Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale, tome 2.djvu/378

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée
348
DESCRIPTION

XVII.
DESCRIPTION
DU ROYAUME DE NÉPAL[1],
Par le P. Giuseppe, Préfet de la Mission Romaine[2] ;
Communiquée par John Shore.

Le royaume de Népâl est situé au nord-est de Patnah, à la distance de dix ou onze journées de cette ville. La grande route qui y conduit traverse le royaume de Makoùânpoùr ; mais les missionnaires et d’autres voyageurs y entrent par le canton de Bettyâ. En approchant du Népâl, on a quatre journées de beaux chemins dans les plaines de l’Hindoustân ; mais ils sont étroits, mauvais et dangereux dans les montagnes. La contrée qui s’étend au pied des montagnes se nomme Teryâny. L’air des montagnes est très-malsain depuis le milieu de mars jusqu’au milieu de novembre ; et les voyageurs y gagnent une maladie appelée âoùl en langage du pays : c’est une fièvre putride, dont on meurt généralement en peu de jours. On ne court point ce danger dans les plaines. Quoique la

  1. Nypal, [texte arabe] suivant l’orthographe des écrivains persans de l’Inde. Voyez Narrative of the transactions in Bengai, &c. translated from the persian, p. 71 de l’édition de Calcutta. (L-s.)
  2. La même notice se trouvoit manuscrite dans les papiers du P. Constantin d’Asculo, missionnaire au Népal : elle faisoit partie des manuscrits de la Propagande, et étoit intitulée Notifie laconiche &c. [Notices abrégées de quelques usages, sacrifices et idoles du royaume de Népâl, recueillies en l’année 1747]. Il existe une très-belle copie de cet intéressant ouvrage parmi les manuscrits de M. le cardinal Borgia, prélat non moins recommandable par ses vertus personnelles que par son amour pour la littérature savante, et dont la magnifique collection de monumens orientaux est célèbre dans toute l’Europe. Le P. Paulin de Saint-Barthélemi, dont l’India Christiana, p. 163 et 164, nous fournit la partie bibliographique de cette note, reproche aux Anglois si vantés de brocanter en Europe, comme pièces nouvelles, de vieux centons indiens, &c. Veteres itaque centcnes Indices ut novos