Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/441

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masque remplaçant les gravures de František Kupka - en-tête de chapitre
ARABES et BERBÈRES
Les bornes disparaissaient devant les Arabes,
le sol devenait le patrimoine commun de la
tribu dont les membres étaient désormais
frères et affiliés par la foi.



CHAPITRE IV



EXTENSION RAPIDE DE L’ISLAM. — PROPRIÉTÉ COMMUNAUTAIRE

CARACTÈRE ANARCHIQUE DE L’ARABE. — FATALISME
EFFETS DES VICTOIRES MUSULMANES SUR BYSANCE ET LA PERSE
CHIITES, ICONODOULES, ICONOCLASTES. — CONQUÊTE DE LA MAURÉTANIE
INVASION DE L’ESPAGNE. — SARRASINS EN FRANCE

SCIENCE ARABE. — FRÉNÉSIE DES VOYAGES. — ÉQUILIBRE DES FORCES


L’empire d’Orient avait alors grand besoin de consolider sa structure dans la moitié européenne de son territoire, car du côté de l’Asie surgissait un nouvel ennemi, l’Arabe, à peine moins redoutable pour les Bysantins que pour les Perses. En 632 déjà, dix années après l’hégire de Mahomet, et l’année même de la mort du prophète, les Arabes sortaient de leur péninsule pour aller propager de par le monde la foi en le seul vrai Dieu, et Khaled, l’ « Épée d’Allah », remportait sur les Perses la première bataille rangée. Les victoires se succédaient