Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/486

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l’homme et la terre. — arabes et berbères

Constantinople. La première, située dans l’intérieur du pays, n’aurait pu être soumise que par une grande expédition militaire, et les Arabes épars sur le pourtour de la Méditerranée ne pouvaient organiser que des incursions de pirates, comme celle de 846, lorsque les Sarrasins vinrent piller les faubourgs de Rome, en dévaster les églises et en emporter les reliques sacrées. Quant à la seconde Rome, celle de l’Orient, les Arabes s’étaient heurtés deux fois contre ses murs, mais l’assiette militaire de la ville était trop solide, ses ressources stratégiques trop grandes et ses approvisionnements par mer et par terre trop faciles pour que le siège pût aboutir, et les assaillants devaient se borner à l’occupation des approches de la péninsule d’Asie Mineure. L’état d’équilibre entre les deux groupes de peuples et les deux civilisations du nord et du midi ne pouvait être rompu que par l’entrée en scène d’autres éléments ethniques : les Normands et les Turcs.


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