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le grœnland retombe dans l’oubli

dans les autres pays de la chrétienté[1]. Il n’en resta qu’un nom vaguement indiqué sur les cartes, et les marins, en répétant les récits anciens, racontaient qu’un mur de glace s’était dressé à l’ouest de l’Islande, arrêtant la navigation à tout jamais.

N° 304. Voyages lointains des Normands.
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Les noms de pays portés sur cette carte sont ceux qu’on rencontre dans les saga islandaises.

On a indiqué le voyage d’Ottar vers Bjarmaland, celui des Varègues vers Gardariki et Miklagard (Constantinople), et celui de Sigurdr vers la Terre Sainte.

Tandis que les Normands, les « hommes du Nord », appelés aussi les « hommes de la mer », parcouraient les eaux vers toutes les côtes de l’Europe méridionale, vers les îles et les péninsules polaires, d’autres peuples en mouvement obéissaient encore à l’immense vague d’ébranlement qui avait renversé l’empire de Rome et changé l’équilibre des nations. La première grande période de migration au temps des Gensoric, des Alaric et des Attila avait mis en branle tous les peuples de l’ancien monde, des bords de la mer du Japon au rivages de la Méditerranée et de l’Atlantique, mais son résultat principal avait

  1. P. Riant, Expéditions et Pèlerinages des Scandinaves.