Page:Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome16.djvu/46

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ET DE SUPERDUCTA BERTRAPA ANDEGAVENSI. xjj Tome XVI. dans «Uns dépend* mais non pmnvx » dispattr de moi, m tmt temps comme du » meUleur ami. Je suis épris £ amour pour .» Bertradé, fille de Simm de Mmtfort, mice, » par m mèrt de GwUnaw Comte d"Êvreux, » dmt l’éducation eu confiée à la Comtes* Beknse. S Faites en sorte qu j" p*dœ ravoir pour épouse, » et j’accomplirai exactement tout et que je vous > ai promis. » Le Duc n’eut rien de plus pressé » que de renvoyer cette proposition au Comte d’Évreux qui après avoir déli» béré avec les parens et les amis de la famille sur le parti qu’il y avoit à prendre » se rendit à la cour du Duc, et lui dit, entre » autres choses Ce que vous dévorez de moi, » Seigneur, n’est pu .sans difficulté. Ma nièce, » dont l’éducation m’a été confiée par son » père, est encore bien jeune pour Are donnée » à un digame. Il paroit d’ailleurs qu’en cela » i<ous n’avez, en vue que vos intérêts, tandis » que d’un autre côté vous me causez de » granda préjudices. C’est pour conserver le » Comté du Maine que roua voulez disposer » de la main de ma nièce, et que vous retenez des » biens qui m’appartiennent à titre d’hérédité. » Cela ivus paroit-il bien conforme à l’équité ? s Pour que je consente à votre demande il i faut que vous me rendiez Bastigni Nogent » Gacé. Cravant Écouehi et autrea terres » qui furent la propriété de mon oncle pater> nel Raoul surnommé plaisamment Tite» d’âne parce qu’il avait la tête grosse et » cltevelue il faut encore que voat rendiez » à mon neveu Guillaume de Breteuil Pont» Saint-Pierre et tout ce que nom pourrons » prouver légalement avoir fait partie de notre » hérédité. J’ai des témoins irrécusables que » Robert de Gacé fils de mon oncle Raoul » m’a -institué héritier de tous ses biens mais » le Roi Guillaume notre cousin parce qu’il » étoit plus puissant que nous, fit comme le lion dans le partage du cerf ; il prit pour » lui tout ce qui devoit nous revenir. Cela » étant pesez dans votre sagesse nos récla» matum et, ai vous voulez, seigneur Duc, que noua obéissions à vos ordres rendez-nous ce qui nous appartient. » n’est pas question, dans ces remontrances, des deux précédens mariages du Comte d’Anjou, comme subsistons ; ce qui auroit formé le plus grand obstacle à celui qu’il méditoit avec Bertradé. Cependant Orderic Vital semble insinuer que cet obstacle existait car il termine ainsi sa narration « Or > Amo Bertradam sobolem Simonis » de Monteforti, t neptem sdlicet » Ebroicensis Comitis Guillekni t quam Helvjsa Comitissa nutrit et » sub su» (utela custodit. Hanc mihi » conjugem trade, ,obsecro et quae» «inique tibipep’gi aervabo. > v v » Protmus subjungit Ordericus ex » parte fhteis smp<r hoc re Canes Ebroicensis requisitus est qui mox » atm suis necessarus amieis consilium » mat j et exitum rà sollicité investi» gavit. Tandem t consUio diligenter > mdagato, ad curiam Ducis accessit > et Atter catera sic Duà dixit Rem > domine Dux postulas à me mini » valdè contrariant, ut neptem meam, > quae adhuc tenera virgo est, digamo » tradam quam sororius meus mihi » commendavit nutriendam. Verùm > providè commodum tuum- quseris > meumque parvipendis. Cenoman» nensem Comitatum vis tibi ohtinere » per neptem meam, et tu mihi aufers » haereditatem meam. Justumne est » quod moliris ? Non faciam quod > poscis, nisi reddideris mihi Bathuen» tum et Nogionem ’aceium et » Creventionem, Scoceium aliosque » fundos Radulfi patrui mei, qui pro > magnitudine capitis et congerie cad pillorum jocosè cognominatus est » Caput-asini nepotique meo Guil» lelmo Britoliensi Pontem-Sar»cti» Pétri et reliqua quae rationabiliter » et legaliter poterimus approbare » quod nostra debeant esse ha ?redi» tario jure. Legitimi siquidem milii » testes sunt et in omnibus idonei » quod Robertus de Guaceio filius > prsefati Radulfi patrui mei, me totius > juris sui haeredem constituit sed > Guillelmus Rex consobrinus nos» ter, quia potentior nobis fuit, om> nés haereditatis nostrae partes, sicut » leo in partitione cervi suas fecit. » His, domine Dux, sapienter eonsi» deratis, tene rectitudinem nobis. et « nos tuis obtemperabimus jussis. » Ea m expostulatione ne verbum quidem habetur de prioribus Comitis duobus matrimoniis lamquam integris unde maximum quod nuptiis Bertradce officere pos$et natum fuisset impedimentum. Ordericus tamen existimasse •videtur intégra tune fuisse priora f