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VI

LA BELLE MADAME GOULD-PARKER


Le colonel Gould-Parker était, en effet, à la veille de quitter la France. Son séjour à Paris, comme attaché militaire à la légation des États-Unis, n’avait été qu’une étape pour une mission lointaine et des plus importantes. Il venait d’être chargé par son gouvernement de visiter les établissements militaires du Japon et du nord de la Chine. Il devait également étudier certains points des environs du détroit de Behring.

Le mari de la belle Jenny Panton avait eu tout d’abord la pensée de refuser cette inspection, qui devait durer plus d’une année, car il ne pouvait songer à emmener sa femme avec lui ; mais l’ambition, l’amour de son métier, son patriotisme et aussi la peur d’être ridicule avaient fait taire ses sentiments jaloux, et il s’était décidé, ainsi que Deblain l’avait affirmé à Plemen, à laisser la colo-