Page:Restif de la Bretonne - Monsieur Nicolas, t. 4, 1883.djvu/230

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1753 — MONSIEUR NICOLAS

Ensuite : « Adhuc non suhegi. 10a Septembris… Non adhuc. 6a Odohris. » Enfin, une Note étonnante, que je ne rapporterai pas encore… Cette dernière note annonçait que j’avançais dans mes Fastes, et que je les avais déjà portés à deux mille vers ; que j’en étais à mon séjour à la ville, et que je parlais de Madame Parangon. J’ajoute, en Latin, par une précaution nécessaire, à cause de Bourgoin, de Bardet et de Tourangeot, sous les mains desquels mes cahiers pouvaient tomber : « Quam maie me gero ! ^groto, mœreo. Herce amoreni dicere volvo… Quam formosa ! quam hanc felicem, optatamqiie diem, qua ilîam habebo veneribusque poiiar, volisproperol…

» In me tota tuens Venus, Cyprum deseruit… »

Le 11 Novembre, je trouve une nouvelle Note, qui exprime l’effervescence la plus emportée : « Aut habere, aut morif… Hodie probam legendo, illa ads tante, tanta îiobis fuit erotica rigiditas, ut dorsuni exeundo erigere nequebamus. » Je raconte ensuite comment Gaudet d’Arras étant venu le soir après souper, avec Manon Bourgoin, il fut très avantageusement parlé de Madelon Baron ; ce qui me flatta si visiblement, que Madame Parangon dit avec attendrissement que j’avais un bon, un excellent cœur… Nous eûmes alors un entretien métaphysique. Il fut question de la crainte que nous avons de la mort et de ses motifs. Gaudet d’Arras dit que cette crainte de la mort était absolument nécessaire, pour que les