Page:Revue de métaphysique et de morale, supplément 4, 1912.djvu/32

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— Enfin, M. Delacroix termine par des remarques particulières sur quelques erreurs d’histoire romaine, sur le rapprochement exagéré du fanatisme et de l’honneur, et sur un certain flottement de la pensée à propos du caractère tantôt individuel, tantôt social de l’honneur.

M. Terraillon est déclaré digne du grade de docteur ès-lettres, avec la mention honorable.

INFORMATIONS

Le Deuxième Congrès international d’Éducation morale se tiendra à la Haye du 22 au 27 août 1912. Le premier Congrès s’est tenu à l’Université de Londres en 1908, avec un succès que l’on n’a pas oublié : vingt et un gouvernements y furent représentés, près de trente lui prêtèrent un concours actif ; dix-huit cents membres participèrent à ses travaux ; la presse, les divers groupements d’éducation, y collaborèrent ; on y vit se succéder à la même tribune des évêques anglicans, des jésuites, des pédagogues rationalistes ; les travaux du Congrès furent publiés sous le titre Papers on Moral Education. Cette année-ci encore le Comité exécutif international, qui compte parmi ses membres les Professeurs Adamson, Adler, Foerster, Sadler, Orestano, le Président Murray Butler, MM. Léon Bourgeois, Emile Boutroux, Ferdinand Buisson, Spiller, a fait le plus large appel aux pédagogues, aux philosophes, aux moralistes de tous les pays ; il a voulu que toutes les doctrines, toutes les croyances puissent s’exprimer, s’éprouver, s’affronter dans un esprit de parfaite tolérance. On discutera, avec une complète liberté, les questions suivantes mises à l’ordre du jour des séances : l’éducation morale et la formation du caractère ; l’éducation physique comme moyen de formation du caractère ; l’Éducation morale aux écoles normales et militaires ; la formation du caractère des jeunes gens dans les établissements d’enseignement secondaire, supérieur ou professionnel, dans la famille et la société ; la formation du caractère des enfants anormaux et les écoles pour anormaux. — On ne prendra de décisions que sur les questions d’ordre administratif, telles que la création d’un office international de l’Éducation morale, et les mesures à prendre pour créer un journal international d’Éducation morale. — Un Comité français s’est constitué pour préparer la participation de la délégation française aux travaux du Congrès ; composé de MM. Boutroux, président, Léon Bourgeois, F. Buisson, d’Estournelles de Constant, Louis Liard, J. Payot, R. Poincaré, A. Ribot, G. Séailles, C. Wagner, vice-présidents, D. Parodi, secrétaire-général, M. Drouin, secrétaire ; ce comité a lancé un appel conçu en ces termes : « Nous voudrions que toutes les doctrines et toutes les croyances philosophiques et religieuses pussent se rencontrer dans la délégation française à la Haye, nous voudrions prouver aux autres, et nous prouver à nous-mêmes, que, quelle que soit la divergence des théories ou des principes, nous sommes capables de nous unir dans un respect mutuel, dans un commun dévouement à l’enfance, dans un égal souci de l’avenir moral de l’humanité. C’est par là que notre participation à cette réunion internationale peut être significative et qu’elle nous paraît s’imposer comme une sorte de devoir patriotique. Au reste, la place si honorable que la France a tenue au Congrès de Londres, en 1908, nous permet d’augurer le même succès pour le Congrès de 1912. Vous serez donc, nous en sommes persuadés, d’accord avec nous pour désirer que nous soyons largement et dignement représentés à La Haye et vous tiendrez à y contribuer soit par votre adhésion, soit par vos dons, qui seront reçus avec reconnaissance par le Comité. »












Coulommiers. — Imp. P. Brodard.