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ARCHIVES GÉOGRAPHIQUES.

quelques-unes figurent dans les colonnes de certains journaux et même dans celles de plusieurs ouvrages géographiques comme étant des résultats de recensemens effectifs. Ainsi, nous parlerons du prétendu recensement, d’après lequel, dès l’année 1827, la confédération anglo-américaine aurait eu 12,276,782 habitans, somme identique à celle publiée par Hassel dans le genealogisch-historisch-statistischer Almanach, pour l’année 1828, que ce savant statisticien n’a donné que comme une simple approximation. Dans la Balance politique du globe nous n’avons assigné à ce même état pour la fin de l’année 1826, que 11,600,000 habitans. Nous avons maintenant la satisfaction de voir que notre évaluation est presque conforme à celle de M. Stevenson dans le rapport lu par ce savant, le 25 février 1829, à la chambre des représentans des États-Unis. M. Stevenson n’estime la population de l’Union pour 1830 qu’à 13,000,000, tandis que plusieurs auteurs nationaux et étrangers, dès l’année 1824, la portaient les uns à 12, les autres à 13 et jusqu’à 14 millions.

La seconde classe, comme nous l’avons dit, comprend tous les pays qui restent encore en dehors de la sphère de la statistique. Dans cette classe, les populations ne peuvent être connues qu’à l’aide de plusieurs procédés plus ou moins compliqués, plus ou moins vagues, lorsqu’on les considère chacun isolément, mais qui peuvent donner des résultats assez satisfaisans lorsqu’on les combine ensemble. Les élémens principaux de ces calculs,