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ANNONCES.

prouvé par l’académie des sciences (séance du 10 août 1829), est comme sanctionné par les navigateurs, par les naturalistes, par les instituteurs, les artistes et les familles qui visitent le Carporama. Dans cette sorte d’herborisation, on peut étudier le vaquois de l’île de France, et le corossol de l’Amérique méridionale ; la cacaoyer de la Guyane et le mangoustan du Malabar, dont le fruit est le plus exquis de ceux de l’Asie ; le cambare de Java, le cannelier de Ceylan, le précieux sapokayer du Brésil, le plaqueminier du Japon, etc. Au départ de M. d’Argentelle, les habitans de l’île de France sollicitèrent la faveur d’admirer pour la dernière fois sa collection, qui, à peine exposée à Paris, trouve déjà des acheteurs ; mais ce sont des étrangers. Les amis de la science et des arts doivent désirer qu’elle soit jointe au Muséum d’histoire naturelle ou au Musée maritime.

Isid. L……n

L’écho poétique des départemens, nouveau recueil périodique, mois par mois, et destiné à former de 3 à 4 volumes par an, format in-8o
Enivrons nous de poésie,
Nos cœurs n’en aimeront que mieux.
Elle est un reste d’ambroisie
Qu’aux mortels ont laissé les Dieux.
(Béranger)

Ces quatre vers sont le principe de l’Écho poétique des départemens, à la tête duquel ils figurent comme épigraphe : en effet, le nouveau recueil n’est composé que de vers et de quelques analyses de poèmes dus au génie de la province.

Nous y avons remarqué plusieurs pièces très-distinguées, telles que celles qui sont sorties de la plume d’Antony Gaulmier, jeune professeur de Bourges, enlevé récemment à la littérature ; d’autres qui ne sont qu’agréables ; quelques-unes seulement passables ; mais en somme, la lecture des trois livraisons qui ont paru, nous a sem-