Page:Revue des Deux Mondes - 1844 - tome 5.djvu/602

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un livre qui mérite de rester comme un monument scientifique. Au surplus, il ne faut pas trop blâmer chez un écrivain cette nuance de fanatisme pour la science qui occupe toutes ses pensées : elle a pour cause l’excitation d’un travail opiniâtre, et témoigne de la sincérité de ses convictions.

Ceux qui étudieront ces économistes primitifs que nous avons essayé de faire connaître, en garderont sans doute une impression que nous avons continuellement ressentie pendant le cours de notre travail : c’est qu’en observant les sciences économiques à leur point de départ, on demeure convaincu qu’elles ont déjà beaucoup fait pour l’amélioration matérielle des sociétés, et qu’au tableau des abus et des misères du temps passé, on se sent disposé à plus d’indulgence pour les hommes et pour les choses de notre temps.


A. Cochut.