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L'ANGLETERRE
ET
LA VIE ANGLAISE

VI.
LES PETITS METIERS DE LONDRES.



Au nom de la Grande-Bretagne s’associe naturellement l’idée de l’industrie et du commerce. Ses murs de bois, comme elle appelle ses vaisseaux, ne protègent pas seulement les côtes britanniques contre toute invasion étrangère : ils enveloppent sur les mers les produits des contrées les plus lointaines, et se les approprient en les couvrant du pavillon national. Des docks dont toutes les richesses du monde savent le chemin, des fabriques où l’eau, le fer et le feu ne se reposent ni jour ni nuit, des palais de marchandises, des banques où l’or coule en ruisseau sous les doigts des caissiers, tout annonce la conquête du travail sur la matière. Ce n’est pourtant pas vers ce grand commerce, appuyé sur la navigation, sur des manufactures sans nombre, sur des mines dont l’Anglais a ouvert et fouillé toutes les richesses, que me conduit l’ordre naturel de ces études. J’ai en vue une autre branche de trafic plus obscure,