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RIVALITE
DE CHARLES-QUINT
ET
DE FRANCOIS Ier

LE CONNETABLE DE BOURBON
SI7GE DE MARSEILLE. - BATAILLE DE PAVIE.



I

À son arrivée devant Marseille, le duc de Bourbon occupa les hauteurs qui entouraient la ville de l’est à l’ouest : il y dressa son camp ; les lansquenets furent placés non loin du rivage de la mer, les Espagnols eurent leur quartier vers la plaine Saint-Michel et le chemin d’Aubagne, et les Italiens se postèrent entre les lansquenets et les Espagnols. Le point d’attaque fut pris au nord. Depuis le couvent franciscain de l’Observance jusqu’à la porte d’Aix, sur un espace d’environ mille pas, la place paraissait moins forte. Dans cet espace étaient compris la tour de Sainte-Paule, qui flanquait les remparts au dehors, l’évêché et la vieille église de Saint-Cannat, qui y adhéraient au dedans. C’est par là que les impériaux résolurent de canonner la ville et de l’assaillir. De la chapelle de Saint-Lazare, où s’établit Pescara, le duc de Bourbon en fit les approches avec prudence. Pendant la nuit, couverts par des gabions, logés dans des tranchées, ses soldats se livrèrent aux travaux de cheminement, qu’on essaya de troubler soit de la ville, soit de la flotte, par des