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ANDRE CHENIER
A SAINT-LAZARE

II.
SA CAPTIVITE, SES DERNIERES POESIES, SA MORT.[1]

I. Œuvres en prose d’André Chénier, nouvelle édition, précédée d’une étude sur la vie et les écrits politiques d’André Chénier, par M. Becq de Fouquières, 1872. — II. Œuvres poétiques d’André de Chénier, avec une notice et des notes, par M. Gabriel de Chénier, 3 vol., 1874. — III. Documens nouveaux sur André Chénier et Examen critique de la nouvelle édition de ses œuvres, par M. Becq de Fouquières, 1875.

Les informations nouvelles relatives à la captivité et au procès d’André Chénier ne s’accordent pas toujours à première vue avec les souvenirs personnels de la famille. Il ne peut entrer dans notre dessein de présenter au public les détails d’une polémique où s’égare et se perd l’intérêt principal. M. Becq de Fouquières a pour lui le sens critique, une connaissance approfondie de son sujet et du temps. Nous le voudrions plus disposé à faire une juste part aux témoignages qui se sont conservés dans la famille et qui ont pour ainsi dire formé une tradition. C’est elle que M. Gabriel de Chénier représente à nos yeux et qui mérite d’être consultée, tant qu’elle n’est pas en contradiction avec les faits. N’est-il pas possible de concilier ces deux sources d’informations, précieuses l’une et

  1. Voyez la Revue du 15 avril.