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I. LA LIBERTÉ D’ENSEIGNEMENT. — L’ÉDUCATION NATIONALE.


La troisième république se fait justement honneur du zèle qu’elle n’a pas cessé de déployer pour la diffusion et pour le progrès de l’enseignement à tous ses degrés. Elle a, en peu d’années, accumulé plus de sacrifices que tous les gouvernemens antérieurs dans toute leur durée. En dehors de ces sacrifices, d’importantes réformes ont été réalisées. L’instruction publique a eu à sa tête une succession d’hommes distingués, quelques-uns éminens, tous ou presque tous pleins de dévoûment pour les nobles intérêts qui leur étaient confiés. Enfin elle a un peu moins souffert que les autres services publics de l’instabilité ministérielle. Elle a pu garder un ministre pendant deux ans et demi, un autre, sauf une courte interruption, pendant plus de trois ans. Elle a même eu pendant plus d’une année l’honneur sans précédent d’avoir à sa tête le président du conseil des ministres. D’où vient cependant que, malgré tant de témoignages d’intérêt, malgré cette série non interrompue d’efforts passionnés et généralement éclairés, toutes les questions aient été soulevées à