Page:Revue des Deux Mondes - 1886 - tome 75.djvu/389

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CAUSES ALLÉGUÉES, REMÈDES PROPOSÉS.

Depuis deux ans le monde entier souffre d’une crise commerciale intense. On ne voit guère de pays échapper au fléau. Par des causes particulières, la France en est plus atteinte ; mais ni l’Angleterre, ni la Belgique, ni l’Italie, ni l’Allemagne, ni même les Etats-Unis et les républiques du sud de l’Amérique ne sont à l’abri du mal. Il sévit plus ici et moins là, suivant que l’organisme est plus résistant. Toutes les manifestations de l’activité commerciale des peuples témoignent d’une langueur universelle. Les recettes des chemins de fer offrent des moins-values sur tout le continent européen et dans les Iles britanniques. En France, le commerce extérieur n’a cessé de fléchir depuis cinq années. L’importation des marchandises, qui s’élevait à 5 milliards 33 millions en 1880, est successivement descendue à 4 milliards 863 millions en 1881, 4 milliards 821 millions en 1882, 4 milliards 804 millions en 1883, 4 milliards 343 millions en 1884, et enfin 4 milliards 215 millions